Samyang 8 mm f/2,8 UMC Fisheye version II pour Fuji X

Un des objectifs que Fujifilm ne propose pas (encore) dans sa superbe gamme est un Fisheye.

En général, je n’utilise que des objectifs Fujinon dont la réputation n’est plus à faire, mais je voulais rajouter un peu de fun et avoir des perspectives originales dans certains de mes clichés. C’est dans cette optique que je me suis mis à rechercher ce type d’objectif.

Au bout de quelques jours, mon choix s’est arrêté sur un objectif complètement manuel : le Samyang 8 mm f/2,8 UMC Fisheye version II.

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Oui, version II, car il y a eu une première version dont la formule optique était différente et la finition aussi, donc attention lors de votre achat à bien vérifier que c’est la version II qui semble de plus belle facture. Outre le II gravé sur la face avant de l’objectif, on le reconnaît à des stries continues au niveau de la bague de map.

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L’objectif offre 180° d’angle dans la diagonale du capteur APS-C. Très compacte, la version II reçoit 11 éléments en 8 groupes, dont 2 lentilles asphériques. Le paresoleil intégré, associé au traitement multicouches UMC, réduit très fortement la lumière parasite et les reflets. Ces derniers sont nombreux dans le cas d’un ultra grand-angle et à l’origine des dégradations de l’image.

Il faut savoir que le nom de la marque est différent hors Europe : Samyang laisse place à Rokinon.

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Pour celles et ceux qui pourraient être rebutés par un objectif sans autofocus, sachez qu’un Fisheye est assez simple d’utilisation : je vous conseille de régler la bague d’ouverture sur F8 et d’utiliser l’hyperfocal afin que tout soit net d’environ 1 m jusqu’à l’infini.

Une fois ces réglages effectués, vous n’aurez plus besoin d’y toucher. Il vous suffira d’être créatif dans la prise de vue. Les amateurs de caméra Go Pro retrouveront cette distorsion propre à ce style d’objectif.

Pour les boîtiers Fujifilm, n’oubliez pas d’activer l’option Utiliser l’appareil sans objectif. Dans les paramètres, vous pouvez aussi régler la focale utilisée pour les objectifs sans contact.

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Ne vous inquiétez pas si la bague de map est dure à tourner, c’est visiblement une caractéristique propre à cet objectif.

En street photography, le Samyang 8 mm donne des prises de vue assez spéculaires. La déformation crée une ambiance particulière et en fonction de l’angle de prise de vue, vous obtiendrez des photos plutôt originales (voir ci-dessous).

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Je vous conseille de visiter le site du photographe Willem Jonkers, spécialiste de ce genre de prises. Il travaille d’ailleurs avec cet objectif ainsi qu’un Fuji XT1.

Comme je voulais également voir le rendu en paysage, j’ai décidé de m’aventurer en sa compagnie, direction le lac de la forêt d’Orient (cf ci-dessous).

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La déformation reste contenue quand on utilise l’objectif à l’horizontal, mais si vous vous amusez avec la plongée/contre-plongée, l’effet Fisheye est bien visible (voir ci-dessous).

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Conclusion

C’est ma première optique Samyang et je suis agréablement surpris par sa qualité de fabrication et de finition. Nous avons là un objectif idéal pour faire des photos moins conventionnelles et laisser libre court à votre créativité de prise de vue. Il fait maintenant partie intégrante de ma besace et je l’utilise essentiellement pour la photo de rue en complément d’optiques plus classiques (23 mm et 35 mm).

Points positifs :

– prix ;
– construction métallique ;
– belle qualité optique ;
– facile d’utilisation ;
– compact.

Points négatifs :

– bague de map trop dure ;
– manque de contacts électroniques pour avoir les Exifs ;
– couleur métallique au niveau du fut de l’objectif (j’aurais préféré une anodisation noire).

Pour en savoir plus, et pourquoi pas franchir le cap de la photographie au Fisheye, rendez-vous sur le site de Samyang.

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